24/08/2010

Ma passion....

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Elles n'ont rien du côté strict de rigides Teutonnes. Non, avec leurs belles formes arrondies, leur chrome blinquant et leur doux ronronnement, les Adler dégagent un charme auquel Gustave Goffin n'a pas pu résister. Même cinquante ans après le coup de foudre, le Vedrinois conserve une passion intacte pour ces mythiques motos allemandes.

«J'avais simplement aidé mon oncle à retaper sa vieille moto. Et quand il a pu remonter dessus, il est revenu de son petit tour avec les larmes aux yeux», se rappelle le Vedrinois. Depuis ce jour-là, Gustave a compris qu'Adler deviendrait son nouveau nom de famille. «C'est vrai que je suis connu comme ça dans le milieu des passionnés et des collectionneurs de vieille moto», rigole-t-il, sous le regard amusé d'Yvonne. «Cette passion, mon mari lui consacre beaucoup de soirées et de week-ends. Mais cela nous a aussi permis de rencontrer beaucoup de monde, de voyager, de faire des amis en France, en Allemagne...»

Mais pas de passion sans patience. «Il faut des mois si pas des années pour retaper une moto. Cela dépend aussi de la vitesse à laquelle vous retrouvez les bonnes pièces», explique Monsieur Adler. Le Vedrinois s'apprête d'ailleurs à partir pour trois jours à Manheim pour une grande bourse dédiée à la vieille et fine mécanique.

«Là-bas, ils sont tous fous des Adler. Par contre, ils ne connaissent pas vraiment nos vieilles motos belges. Même ici, peu de gens savent que nous avons eu plus de 150 marques différentes. Quand j'ai parlé à un ami allemand de nos Saroléa, il avait compris Ça roule, Léa...», sourit Gustave.

Une Harley dans le rétro

Les Adler du Vedrinois, elles roulent en tout cas.Et même très bien. La plus ancienne, la M250, fêtera ses 60 ans l'an prochain. Ce qui ne l'empêche pas d'atteindre assez aisément le 120. «Un jour de rallye, un copain motard en Harley m'a même dit qu'il avait parfois du mal à me suivre...» Gustave aime bien «chipoter» quelque peu pour donner à ses machines un chouia de puissance supplémentaire. C'est le péché mignon de cet ancien chauffeur de bus.

«Je suis aussi attentif à l'esthétique. Un autre camarade, un as de la mécanique, n'hésite pas à faire rouler ses motos avec un rat coincé dans les rayons ou un nid d'oiseau encastré dans la fourche!» Pas le genre de Gustave...

23:57 Écrit par Ronald Goffin | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Félicitation pour cette belle collection.

Écrit par : nama | 13/11/2012

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